Il peut être un peu compliqué de savoir ce qu’il y a derrière l’appellation « Herboriste » de nos jours. Est ce que la personne a un profil de vendeur ? de conseil ? de producteur de plantes ? tout ça a la fois ?
Petit résumé pour y voir plus clair :
Herboriste de comptoir
L’herboriste de comptoir ressemble aux apothicaires d’antan, et correspond généralement à l’image à laquelle les gens pensent en entendant le mot « herboriste ».
Il/elle exerce son activité en boutique, et veille à la bonne qualité des plantes qu’il/elle marchande tout en dispensant des conseils sur l’utilisation et la prise de celles-ci.
C’est en quelque sorte le « premier recours » en cas de volonté de soin par les plantes, mais celui ci peut très bien renvoyer vers un autre professionnel s’il/elle ressent le besoin d’un suivi sur la durée.
Praticien.ne en Herboristerie
Le/la praticien.ne en herboristerie (c’est moi !) a plutôt un profil qui se rapproche du naturopathe que vous connaissez. Il/elle n’est pas vendeur, il/elle exerce une activité de thérapeute et prodigue un conseil sur la durée, avec un suivi du client.
Cet accompagnement passe par des consultations longues et puise dans tous les outils affiliés de près ou de loin aux plantes médicinales (nutrition, gestion du stress, hygiène de vie…).
Suivant les thérapeutes et leur sensibilités, ils/elles peuvent également s’inspirer d’autres pratiques, comme la médecine chinoise ou la sophrologie.
Éducateur / Éducatrice
Ce métier est focalisé sur la vulgarisation et la transmission de savoirs, que ce soit en direct ou via internet. Cela passe par des activités variées, des conférences, des partenariats avec des musées ou des écoles, etc…
L’éducateur.rice a également pour mission de sensibiliser sur la préservation des ressources et de l’environnement, ainsi qu’aux risques liés à l’utilisation des plantes.
Ça n’est pas directement un métier de soin à la personne, mais il est indispensable afin de redonner de l’indépendance à la population.
Paysan.ne herboriste
Au cœur de toute l’activité de soin, (tout comme pour l’alimentation) il y a le/la paysan.ne. Il/elle cultive les plantes nécessaires à la pratique du thérapeute et de l’herboriste de comptoir, et c’est lui ou elle qu’il faut remercier d’avoir des plantes de qualité dans sa tisane.
On peut rajouter la métier de cueilleur/cueilleuse, souvent pratiqué en parallèle de l’activité de cultivateur, qui consiste à savoir comment et quoi prélever dans la nature sans épuiser la ressource.
Le titre de Paysan.ne herboriste est également (et depuis peu) le seul métier de l’herboristerie officiellement inscrit au RNCP.

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